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Archive mensuelle de octobre 2009

La souffrance au travail

Soirée télé hier, conscience professionnelle oblige ! Sans rire, j’étais curieuse de voir le documentaire de Jean-Robert Viallet, « La mise à mort du travail ». Je suis restée scotchée sur mon canapé, je n’en ai pas raté une miette, c’est un film remarquable, une excellente réalisation… au service d’un sujet éprouvant, parfois hallucinant,  certainement nécessaire. Avec une question majeure : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment pouvons-nous accepter de vivre dans un telle société ? Quand allons-nous dire non ? Et surtout comment ? Qui va fédérer le mécontentement ? La frustration va-t-elle aboutir en suicide collectif, en révolte, voire en révolution ou allons-nous trouver le moyen de changer sans trop de dommages les conditions de vie de tous ceux qui, sur la planète entière, pâtissent de l’effroyable système économique que nous avons mis en place.

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Pleyel déchaîné : Gracias, señor Dudamel !

Magnifique ! Géniale ! Sublime ! Je ne trouve aucun mot pour qualifier l’incroyable soirée vécue hier soir à Pleyel grâce à Gustavo Dudamel et à l’orchestre Simon Bolivar des jeunes du Venezuela. Je pense que Waoooooooo ! et Oh my God ! sont encore ce qui résument le mieux l’époustouflante énergie musicale insufflée par Dudamel et son orchestre. Et surtout, VIVANT ! Loin des concerts appliqués pour salles compassées, nous avons tous exulté au son d’une musique vivante et incarnée.

Photo Dudamel

 

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Pourquoi la machine ne libère-t-elle pas l’homme?

Hier, je suis allée à la bibliothèque de mon quartier pour emprunter Journaux, de Sylvia Plath, sur les conseils de Martin Page. Je sens que je vais me plonger dans un univers sensible passionnant, mais ce n’est pas de ça dont je veux parler ici. Quoique…

Je pensais que la bibliothèque, la maison des livres représenterait l’un des derniers bastions de l’échange humain, un lieu où la machine ne pourrait pas remplacer l’homme. Avec le marchand des quatre saisons, le bistro du coin, et le kiosque à journaux. Je veux dire des lieux que l’on fréquente régulièrement, où les êtres humains à qui vous demandez un service, vous apportent un petit supplément d’âme: « Essayez les figues, elles sont délicieuses, j’en ai fait une tarte hier, c’est bon, mais le fruit seul, c’est encore meilleur » ou « Tiens, voilà ton café, dis donc, qu’est-ce-que tu lis de beau aujourd’hui, t’es comme mon père, toujours plongée dans un livre ! » Certes, j’ai peut-être une relation privilégiée avec certains commerçants de mon quartier, comme tous les clients fidèles, je suppose. Mais bon… j’aime bien ces petits échanges anodins qui tissent une toile plus palpable que celle du web.

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Haïku

Hier, au cours de théâtre, nous avons joué au jeu suivant : imaginer une phrase, n’importe laquelle, puis la placer dans l’improvisation. Je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé « Tu as vu ce corbeau dans la neige ! »…

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Le vrai sexe faible

Avec ce titre, je sens que je vais intriguer voire faire bondir. Voilà longtemps déjà que j’ai envie de raconter des « choses vues » et des impressions ressenties lors d’un court séjour dans un service hospitalier d’andrologie. Ce matin, l’actualité m’en fournit le prétexte.

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Subliminal

Ce petit film est une pub. Douze minutes d’émotion. Le produit restera-t-il imprimé dans notre cerveau ?

 

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Sur le vif

Ce matin, les agriculteurs se mobilisent pour manifester leur ras-le-bol. Sur les Champs-Elysées, à Paris, ils ont déchargé de la paille et mis le feu à des pneus. L’un d’eux, sur les ondes d’Inter, expliquait que la seule façon de se faire entendre, « c’est d’en arriver à ces extrémités ». Ultragauchistes, ces agriculteurs !!

Les caméras de surveillance qui fleurissent et s’épanouissent partout en France ont filmé Jean-Pierre Treiber, en fuite depuis trois semaines, après s’être évadé de la prison d’Auxerre. Les photos seront publiées dans le Figaro magazine ce week-end, mais elles sont déjà visibles sur Internet. Treiber est probablement l’homme le plus recherché de France en ce moment. Je n’avais pas compris que le but des caméras de surveillance était de fournir des photos aux journaux, je croyais qu’elles étaient un outil pour aider à arrêter les délinquants et criminels. Quelle naïve je fais! Je regrette que Treiber n’ait pas fait un sourire ou un petit signe de la main à la caméra, la photo aurait été meilleure. Enfin, ce n’est pas ma ridicule remarque qui va remettre en cause la nécessité d’équiper tout le territoire de caméras de surveillance, n’est-ce-pas !

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En toute logique

Ce matin, une muse espiègle est venue me titiller les neurones et m’a suggéré l’exercice suivant (c’est une muse très polie, elle vouvoie les gens) :

En vous référant aux récentes déclarations gouvernementales consécutives à la recrudescence de contrariétés, comportements déviants, incivilités, crimes et autres délits, rédigez à votre tour des propositions de mesures visant à assurer aux citoyens un monde en ordre et sous contrôle, sur le modèle des implications mathématiques. Pour vous aider, vous vous référerez aux exemples fournis par l’actuelle direction du pays, à savoir :

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Comment rendre fou un comédien

Marie-Mur est metteur en scène de théâtre. Du grand art !

A se demander si la troupe des Robins des Bois a  beaucoup souffert au cours Florent?

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Cadavres exquis

Suite au viol et au meurtre d’une jeune femme il y a quelques jours, Brice Hortefeux veut élargir de 2 à 4 jours la garde à vue pour les personnes soupçonnées de viol. Et hop ! D’un coup de baguette magique, c’est l’application désormais routinière de l’équation : nouveau crime + malaxage médiatique + émotion populaire = faut changer la loi. Ce qui fait dire au magistrat Serge Portelli, dans son blog, « Pour les amoureux des libertés, pour ceux qui portent en eux les valeurs de la démocratie et tentent de les faire vivre, chaque jour devient un supplice » et plus loin : « La première réaction, comme d’habitude, est la sidération. La démagogie, à ce degré, rejoint l’esthétisme. Quand la politique atteint ce point de perversion nous sommes dans l’oeuvre d’art. Puiser au plus profond de la souffrance, du drame et de l’horreur pour détruire les libertés, tromper cyniquement l’opinion publique pour recueillir quelques voix de plus aux prochaines élections, permet d’atteindre une sorte de pathétique absurde. » Moins lyrique, pas spécialement connu pour ses positions gauchistes,  l’avocat général Philippe Bilger, estime que cette « mesure dégainée », tel un « baume destiné à apaiser l’opinion publique secouée par chaque tragédie criminelle serait la pire des solutions. » Au passage, je plains les juristes qui doivent s’arracher les cheveux avec un droit aussi versatile.

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