Le devoir de pastiche

« Je n’ai pas à arbitrer entre une personne privée qui dit ce qu’elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu’il a sur le cœur », a finalement commenté le ministre de la culture, refusant de répondre frontalement à l’interpellation de son ami le député. C’est tout ?

 Ah ! non ! c’est un peu court, cher (?) homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses, en somme…

En variant le ton – par exemple, tenez :

Agressif : « Moi,  si j’avais ces mots employés

Il faudrait sur le champ, Eric, que j’agonise »

Amical : « ah, mais pourquoi toutes ces bêtises ?

ce n’est pas trop dur d’avoir le QI d’un merle ? »

Descriptif : « C’est une blague, c’est une vanne, c’est une perle !

Que dis-je, c’est une perle ? C’est une billevesée ! »

Curieux : « Ta collection d’ Inrocks,  tu l’as prêtée ?

Moi aussi, j’aimerais bien dedans m’y plonger. »

Prévenant : « Le devoir de réserve, en vérité

ne s’applique pas, loin s’en faut, à tous les Français. »

Pédagogue : « Socrate, qu’un tribunal condamnait

à mort pour s’être très librement exprimé

Fut le cas le plus célèbre d’homme censuré. »

Rafraîchissant la mémoire : « Déjà Figaro

avait superbement souligné par ces mots

que ‘sans la liberté de blâmer, il n’est point

d’éloge flatteur’, vous vous en souvenez au moins ?

Respectueux : « Souffrez monsieur qu’on vous salue

Eh bravo ! C’est là une superbe bévue ! »

Enfin, citant le grand Flaubert en un sanglot

Ainsi que le très respecté Victor Hugo :

 « La censure, quelle qu’elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l’homicide; l’attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. » (Flaubert-Correspondance 1852)

« La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique. La censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J’accuse la censure. » (Hugo-Correspondance 1830)

 Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous auriez dit

Si vous aviez un peu de cran et de génie

Mais le cran, c’est certain, et le génie aussi

Avec le pouvoir qui corrompt, loin sont partis…

1 Réponse à “Le devoir de pastiche”


  • Ouiii, J’en ai d’autres :

    * Godwinesque :
    Goebels, en d’autres temps, aurait pris des mesures,
    et répétant l’histoire, vous cherchez la censure.

    * Ironisant :
    Je vais, mon bon ami, envoyer mes nervis,
    lui apprendre la vie et lui passer l’envie.

    * Audiarique :
    Et ben, mon gros pepère, t’as dezingué d’un câble ?
    T’as l’air fineau maint’nant, ils te tomb’ sur le râble !

    * et, bien sûr Mitterandien (F) :
    « bras de chemise, une Rollex au poignet, cheveux gris avec des reflets brillants, dégagés sur la nuque. Démarche bedonnante, allure orgueilleuse, tout est beauf, bête, imbuvable. Il ne se retourne pas, il sait que je le suis et il devine sans doute que cet instant où je le regarde en profil perdu, de loin et sans me mouiller, me procure une furieuse envie d’exploser de rire pour lui signifier sa bêtise. Il a l’habitude. »

    :-D

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