Dominus domine dominum

La domination masculine, c’est le titre du film documentaire que j’ai vu cet après-midi au forum des images, avec mes amis Agnès et Kit. Un film de Patric Jean qui sort bientôt dans plusieurs salles à Paris et en province et sera également diffusé sur Arte. Qu’en dire ? Pas grand chose en fait, si ce n’est ma perplexité. Je ne suis pas certaine que ce film permette de faire avancer la réflexion quant aux conséquences de la production de testostérone sur la place de la femme dans la société.

Même si je sais qu’en France une femme meurt tous les trois jours, victime de violences conjugales,  même si je suis d’accord pour que les manuels scolaires et autres récits pour les enfants cessent de nous raconter que la place de l’homme est dans son fauteuil avec son journal et sa pipe et celle de la femme à la cuisine préparant le repas, même si, consternée,  je constate Noël après Noël que les jouets sont hyper sexués, même si je continue de croire qu’ »on ne nait pas femme, on le devient », la façon dont ces questions sont soulevées dans le film m’interroge. Notamment parce que l’un des faits relatés, la tuerie massive à l’école polytechnique de Montréal, en 1989, où 14 femmes ont trouvé la mort, assassinées par un homme qui s’est ensuite suicidé, ne peut être considéré uniquement sous l’angle de la domination masculine. Certes le meurtrier avait dit sa haine du féminisme avant de se tuer. Peut-on pour autant en faire une histoire emblématique du comportement masculin ? J’en doute. Et je tiens à souligner que pour moi, féminisme n’est pas un gros mot, au contraire, c’est bien un mouvement dont je me réclame. Oui, les féministes ont obtenus des droits précieux et oui, il y a encore du chemin à faire pour que les femmes occupent une juste place. Mais sur ces questions, je trouve que le film d’Agnès Poirier, Bienvenue dans la vraie vie des femmes, diffusé sur Canal au printemps dernier, est plus subtil, qu’il déroule un fil plus convaincant, et qu’il laisse davantage de place à la réflexion. Il ouvre le débat et ne nous laisse pas démunis avec l’impression que, décidément, le genre masculin est dangereux pour ne pas dire toxique. En guise de conclusion-clin-d’oeil, un petit film publicitaire savoureux.

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