Archive pour la Catégorie 'Emotion'

La ville désirable

A la question, qu’est-ce qu’une ville durable, posée à Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, ville pilote en développement durable, la réponse fut claire : c’est une ville désirable. Le durable, c’est du désirable. Pas le désirable vendu par les annonces publicitaires. Pas, comme dans la chanson Foule sentimentale d’Alain Souchon, « de l’avoir plein nos armoires ». Lire la suite de ‘La ville désirable’

Des musiciens et des banques

Il y a quelques semaines, circulait sur les réseaux sociaux, la vidéo d’un groupe de chanteurs et de danseurs espagnols qui protestaient de façon flamboyante contre la crise financière. Las de voir les pouvoirs publics injecter de l’argent dans la banque, en l’occurrence Bankia, alors que la population subit une grave crise économique et sociale, Pincho de Leche entamait une bulería (l’un des schémas rythmiques du flamenco) au cœur d’une agence bancaire, bientôt accompagné par le ballet ardent de femmes fières et indignées, menées par Paca la Monea. Si le réflexe d’un agent de la banque consiste à décrocher rapidement le téléphone pour appeler à l’aide devant une telle intrusion, les clients, eux, apprécient manifestement l’heureuse surprise. Et pour cause ! Quelle superbe !

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La transmission du flambeau

Ce matin, aux Invalides, un petit vent glacial pinçait la peau. Pourtant, une vague de chaleur humaine, un souffle d’espoir flottait parmi la foule rassemblée pour les funérailles de Raymond Aubrac. Les anonymes qui, comme moi, assistaient à la cérémonie de départ de l’illustre résistant semblaient vouloir témoigner d’une chose: l’esprit de résistance ne meurt pas avec ses derniers représentants. Leur audace et leur courage résonnent plus que jamais dans le monde compliqué au sein duquel nous nous débattons.

Un petit garçon étonné, des jeunes filles concernées, des adolescents graves, des jeunes adultes recueillis, des moins jeunes émus, des médailles, des cannes et des cheveux blancs, d’anciens camarades de lutte, quelques politiques discrets composaient ce matin une foule attentive et concentrée. L’ exemple de Lucie et Raymond Aubrac, transmis sans relâche aux plus jeunes à travers les multiples échanges qu’ils ont eus avec les lycéens ne s’évanouira pas avec leur disparition physique. D’ailleurs, s’ils ont témoigné inlassablement, c’est bien qu’ils comptent sur nous, confiants.

Un engagement dont fait preuve à son tour Renaud Helfer-Aubrac, leur petit-fils, conseiller à la mairie de Paris, très impliqué dans l’humanitaire, « sans-fontiériste » convaincu. Il éclairait ce matin l’événement de sa présence bienveillante. A la fin de la cérémonie, devant les Invalides, généreux, il avait un mot pour les uns, un sourire pour les autres. En l’observant, j’ai compris que la flamme des Aubrac brûle toujours, bien vivante. Grand-père et petit-fils ont ensemble écrit un livre, Passage de témoin, évoqué dans cet entretien à TV5 Monde.

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L’ennemi d’aujourd’hui est plus difficile à cerner, mais il a le même visage haineux que celui d’autrefois : xénophobie, intolérance, fanatisme. J’ai même envie d’ajouter défaitisme, discours de peur qui pousse à bout, qui conduit à l’idée que « l’on n’y peut rien ». Parce que les Aubrac, de génération en génération, sont convaincus qu’il faut penser et s’engager sur le long terme, parce que leur envergure témoigne d’un autre horizon, je leur dis merci ! Merci à cette magnifique famille d’exister et de nous donner l’espoir que, peut-être, nous saurons à notre tour être à la hauteur de leur esprit de résistance.

Antidote à la grisaille

Quand la grisaille est là, quand le blues s’installe, quand tout semble morose, j’ai quelques antidotes dont Some like it hot et les films de Jacques Demy. Je rêve de divaguer avec l’élégante Fée des Lilas de Peau d’Ane, de traverser le cadre coloré et de sentir sur ma peau les effets du soleil généreux des Demoiselles de Rochefort. Et je nous imagine le culot et le talent pour danser et chanter dans les rues comme les passants de ses films.

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Derniers jours avant l’an neuf

Lundi, balade à Paris, avec la co-auteure de mes jours, le long de la Seine, en partant de Châtelet. Le fleuve déborde, pas une voiture sur les voies rapides. Les berges s’offrent tout entières aux passants, aux joggers et aux canards. Douce impression de calme au coeur de la ville agitée. Je rêve de plus en plus d’un Paris avec le moins de voitures possible. Pour rester sur un petit nuage, je vais voir Le Nom des gens de Michel Leclerc, avec Jacques Gamblin et Sara Forestier. Un beau film, qui fait du bien et parle à mes racines mélangées. Les deux comédiens sont magnifiques. Lire la suite de ‘Derniers jours avant l’an neuf’

La démesure, jusqu’à quand ?

C’est le titre du festival de cinéma d’Attac paris nord-ouest qui aura lieu du 17 au 23 novembre, au cinéma la Clef à Paris. Au programme, plus de 30 films, fictions, documentaires, courts et longs métrages, parmi lesquels Neuromarketing, des citoyens sous influence ?, dimanche 21, vers 18h00. « La Terre semble réduite à un immense marché, où tout s’achète et se vend, prisonnière d’un système dont la pérennité repose sur une croissance que l’on veut croire perpétuelle, sans limites », soulignent les organisateurs du festival dans leur brochure. Un système dont « nous percevons douloureusement la démesure », ajoutent-ils.

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Le vol des martinets

Dimanche de fin juillet. Paris désert… ou presque. Des martinets chassent devant mes fenêtres. Pas un souffle de vent au petit matin, un calme étrange, presque intrigant, pas un bruit dans l’immeuble, ni la course des enfants qui vivent au-dessus de chez moi, ni les sons des canalisations. J’ouvre la fenêtre. Juste une odeur, celle, réjouissante, du pain grillé. Un voisin matinal et sa fringale. Ce calme fait du bien. Le relâchement après l’activité dense des dernières semaines : tournages en Alzheimerie et enquête pour une amie réalisatrice.

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Le regard de l’autre

Entendu, hier matin, Christian Boltanski : « C’est toujours celui qui regarde qui fait ». Il évoque l’oeuvre qu’il a créé pour Monumenta, happening annuel où un artiste investit les 13500 m2 de la nef du Grand Palais avec  une oeuvre réalisée spécialement pour l’occasion. Avant lui, Anselm Kiefer et Richard Serra ont occupé cet espace. Pour certains artistes, c’est un lieu impossible, qui domine tout, qui écrase. Moi je trouve que Kiefer et Serra ont su l’habiter. Je n’ai pas encore vu le travail de Boltanski. Je vais y aller.

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Des minutes de soleil en plus

Je rêve d’avoir un brouilleur de portable dans les lieux publics, notamment dans les transports en commun, les cafés. Un outil télépathique grâce auquel je pourrais m’inviter dans les conversations. 

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Je sens donc je suis

Ce soir, en rentrant chez moi, le feu de bois embaumait la rue. Avec le froid qui s’installe, j’ai trouvé cette odeur délicieuse et réconfortante. J’étais littéralement ravie par les arômes du bois brûlé et j’imagine que le feu crépitait dans plusieurs cheminées pour qu’un tel parfum se répande ainsi et surpasse, au moins pour un moment, l’odeur des pots d’échappement. Je souriais béatement et profitais autant que possible de ce happening odorant. Je me sentais en vie.

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