Archive pour la Catégorie 'Politique'

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Cadavres exquis

Suite au viol et au meurtre d’une jeune femme il y a quelques jours, Brice Hortefeux veut élargir de 2 à 4 jours la garde à vue pour les personnes soupçonnées de viol. Et hop ! D’un coup de baguette magique, c’est l’application désormais routinière de l’équation : nouveau crime + malaxage médiatique + émotion populaire = faut changer la loi. Ce qui fait dire au magistrat Serge Portelli, dans son blog, « Pour les amoureux des libertés, pour ceux qui portent en eux les valeurs de la démocratie et tentent de les faire vivre, chaque jour devient un supplice » et plus loin : « La première réaction, comme d’habitude, est la sidération. La démagogie, à ce degré, rejoint l’esthétisme. Quand la politique atteint ce point de perversion nous sommes dans l’oeuvre d’art. Puiser au plus profond de la souffrance, du drame et de l’horreur pour détruire les libertés, tromper cyniquement l’opinion publique pour recueillir quelques voix de plus aux prochaines élections, permet d’atteindre une sorte de pathétique absurde. » Moins lyrique, pas spécialement connu pour ses positions gauchistes,  l’avocat général Philippe Bilger, estime que cette « mesure dégainée », tel un « baume destiné à apaiser l’opinion publique secouée par chaque tragédie criminelle serait la pire des solutions. » Au passage, je plains les juristes qui doivent s’arracher les cheveux avec un droit aussi versatile.

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L’obligation de maltraitance

Il y a quelques jours, une maison de retraite de Bayonne a été fermée pour maltraitance envers ses résidents. La liste des faits reprochés donne la nausée : coups portés aux personnes âgées par la directrice, sous-alimentation, contention, hygiène déplorable, administration de médicaments périmés. Une salariée de l’établissement a expliqué qu’elle était consciente de cette maltraitance mais qu’elle avait trop peur de la directrice, peur de perdre son emploi si elle la dénonçait. Elle était donc obligée d’accepter cette maltraitance, elle n’avait pas le choix.

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Tout est politique !

« Parfois, c’est obligatoire pour les politiques de dire la vérité ». Ce  réjouissant euphémisme si typiquement britannique a été prononcé ce matin par le député travailliste Denis MacShane, sur les ondes de France Culture. Denis MacShane a été ministre aux affaires étrangères du gouvernement de Tony Blair. Auparavant, il a travaillé de 1969 à 1977 comme journaliste pour la BBC. Il sait donc de quoi il parle. Pour lui, la politique et le journalisme c’est le même travail. »Schizophrénie », a immédiatement commenté un journaliste présent. Schizophrénie ?

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J’aurais dû lui faire confiance

Hier, en revenant du cours de théâtre où nous avons travaillé sur la phrase « J’aurais dû lui faire confiance », j’ai eu envie d’ écrire sur ce sujet, la confiance. Parce qu’en réalisant mon dernier documentaire « Neuromarketing  – Des citoyens sous influence? », j’ai découvert comment le sentiment de confiance était décortiqué par les neurosciences, comment il était étudié d’un point de vue biologique. Il existe en effet une « hormone de la confiance », l’ocytocine. Pour faire simple, plus notre organisme produit d’ocytocine, plus nous sommes en confiance. Les premières observations de cette hormone sont liées à l’accouchement. D’ailleurs, ocytocine vient des mots grecs « accoucher » et « rapide ». L’hormone favorise donc l’accouchement mais aussi l’attachement maternel.

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La place de l’observateur

Le documentariste José Chidlovsky est convoqué ce matin par la police pour avoir hébergé, lors d’un tournage, une jeune femme d’origine algérienne, sans papiers. S’il est inculpé, il risque 5 ans de prison et 30.000 € d’amende. Le tournage concerne précisément un film que Chidlovsky consacre aux sans-papiers et à leur quotidien.

Prié de commenter cette « affaire » par Pascale Clark, ce matin sur Inter, un journaliste (je n’ai pas entendu qui mais peu importe) a regretté l’énormité de la peine encourue mais a également entonné le vertueux chant du « il faut savoir garder la bonne distance journalistique ». Autrement dit, lorsqu’on fait une enquête, un reportage, un documentaire, on se doit de rester « objectif » et de ne pas prendre partie, ne pas devenir ami(e) avec « son sujet », « ses personnages », pour reprendre le jargon du métier.

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