Archive pour la Catégorie 'Théâtre'

La rhétorique de Marc-Antoine

Marc-Antoine n’a pas attendu le neuromarketing pour manipuler la foule après l’assassinat de Jules César. Il n’en avait pas besoin, il savait manier la rhétorique. C’est ce qu’a rappelé Emmanuel Laurentin, grâce à son excellente émission, la Fabrique de l’Histoire, sur France Culture, mardi dernier. Enfin… il n’a pas parlé de neuromarketing (ça, c’est moi qui fait le rapprochement) mais il a souligné son art oratoire. Dans le cadre d’une série « Déposer le souverain« , suscitée par le départ de Ben Ali, une émission a été consacrée au tyrannicide.  Alors que Brutus s’est contenté d’un simple exposé informatif pour expliquer les raisons de l’assassinat, Marc-Antoine, allié de César, a su retourner la foule hostile au tyran et à ses alliés grâce à un discours en vers. Pour souligner l’ignominie du crime, il fit lire, en guise d’oraison funèbre, la liste des honneurs dévolus à César, ainsi que le serment qu’avaient prêté les sénateurs de défendre sa vie. Shakespeare l’a interprété à sa façon dans Jules César, pièce que Mankiewicz a fidèlement adaptée au cinéma, avec Marlon Brando dans le rôle de Marc-Antoine.
 

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Un Cyrano jubilatoire au Nouvel Olympia de Tours

Il se bat sans l’espoir du succès, parce que « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile », il ferraille, au seuil de la mort, contre ses vieux ennemis : le Mensonge, les Compromis, les Préjugés, les Lâchetés, la Sottise. Ce héros pur, orgueilleux, ce poète qui ne saurait manquer d’élégance quand il s’agit de morale, cet homme « empanaché d’indépendance et de franchise », c’est, bien entendu, Cyrano de Bergerac. Magnifiquement interprété par Christophe Brault, sur la scène du centre dramatique régional de Tours, Cyrano prend une dimension toute particulière par les temps qui courent.

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Une fable racontée par un idiot

Une pub, dans Libé de vendredi 11 juin, attire mon regard. La photo floue d’ un homme torse nu, de dos, regardant par la fenêtre un paysage nocturne, urbain. A gauche de l’image, les jambes d’une femme, allongée par terre. Le texte : « Avant Mathieu, elles n’avaient pas le sida ». Je pense: c’est un message de prévention, pour dire aux femmes qu’elles doivent être prudentes, et se protéger lors des rapports sexuels. Le pluriel sous-entend, crois-je alors, que Mathieu a plusieurs partenaires. Et puis, je découvre, sous cette accroche, en petits caractères: « Mathieu a donné 80 euros à Médecins du Monde, ce qui a permis à deux femmes de passer un test de dépistage et de recevoir un traitement contre le sida en Birmanie. Comme lui, vous pouvez faire un don ». Me voilà tout ébaubie comme on dit chez Molière !

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Indispensable catharsis

Depuis quelques jours, je me demande pourquoi le documentaire de Christophe Nick, Le Jeu de la Mort, m’a mise si mal à l’aise. Moi qui suis convaincue de la banalité du mal, concept dont Hanah Arendt est l’auteure, j’aurais dû me réjouir de l’implacable démonstration de sa réalité.

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La barbe !

Ô victoire, un jour par an, les femmes ont leur journée ! Quel que soit le thème, cette idée marketing de la journée de ceci ou de cela m’agace. J’ai tellement l’impression qu’il s’agit d’une BA annuelle, sur le mode « Vous voyez, on pense à vous », pour mieux oublier ensuite. A quand une journée de l’homme ? Bon, je ne vais pas faire la fine bouche, puisque journée il y a, saisissons l’opportunité et évoquons le thème du jour. Et pour ce faire, j’appelle à la barre… la pilosité.

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Les petits plaisirs du théâtre amateur

Hier, soirée réconfortante au Théo théâtre. Par les temps qui courent, j’ai besoin de jouer. Jouer comme les enfants : on dirait qu’on serait des couturières dans un atelier parisien, et ça se passerait après la guerre et on aurait envie de vivre et de rire mais en même temps la guerre est encore un peu là. Jouer aussi avec des nouveaux petits camarades, en l’occurrence, des apprentis clowns. A priori, moi, les clowns, c’est pas mon truc. « Alors, les petizenfants, on a été sage ? Vouiiiiiiiii ? » : ces adultes faussement joyeux qui prennent les enfants pour des imbéciles, c’est le souvenir de petite fille incrusté dans ma mémoire et dont j’ai du mal à me débarrasser. J’en ai développé une allergie aux injonctions à rire. Pourtant, hier soir, j’ai fait une découverte : le clown n’est pas fatalement caricatural.

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Faut-il connaître pour aimer ?

Je me suis récemment posée la question avec Rosmersholm,  une pièce du norvégien Henrik Ibsen, mise en scène à la Colline, à Paris, par Stéphane Braunshweig. En fait, je me pose souvent cette question pour tout : la musique, le théâtre, l’opéra, la peinture, les arts plastiques en général… Bizarrement, et je ne sais pas pourquoi, moins pour la littérature et encore moins pour les êtres humains. Pour ces derniers, j’aurais plutôt tendance à dire que c’est le contraire, mais je m’empresse de chasser cette impudente pensée, influencée par la grisaille du jour.

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Le devoir de pastiche

« Je n’ai pas à arbitrer entre une personne privée qui dit ce qu’elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu’il a sur le cœur », a finalement commenté le ministre de la culture, refusant de répondre frontalement à l’interpellation de son ami le député. C’est tout ?

 Ah ! non ! c’est un peu court, cher (?) homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses, en somme…

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Haïku

Hier, au cours de théâtre, nous avons joué au jeu suivant : imaginer une phrase, n’importe laquelle, puis la placer dans l’improvisation. Je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé « Tu as vu ce corbeau dans la neige ! »…

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Comment rendre fou un comédien

Marie-Mur est metteur en scène de théâtre. Du grand art !

A se demander si la troupe des Robins des Bois a  beaucoup souffert au cours Florent?

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