Humains, très humains

Véronique Courjault et Jean-Claude Romand… il y a des faits divers qui fascinent. Peut-être parce que malgré leur aspect extraordinaire et leur apparence monstrueuse, ils nous interrogent sur un petit morceau de nous-même enfoui quelque part, très profond. Sur notre dimension irrationnelle, celle qui échappe à toute logique, celle qui nous relie les uns aux autres et qui signe, elle aussi, d’une certaine manière, notre humanité. Enfin, en disant nous, je me doute bien que je vais en choquer plus d’un : « Ca ne va pas, non, je n’ai rien à voir avec Romand ou Courjault, elle débloque Laurence ! », en entends-je déjà certains devant leur écran  d’ordinateur. Bon, admettons que ce sentiment m’appartienne et ne soit pas tellement partagé. Admettons que je projette un peu vite. Mais d’où vient alors la fascination que nous éprouvons à l’évocation de telles histoires ?

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Il faut imaginer l’atome heureux

Je viens de passer deux jours avec des chercheurs en physique du CNRS et c’était un régal. J’aime ces rencontres qui permettent d’aérer les neurones et de découvrir de nouveaux horizons conceptuels même si je ne fais qu’aborder le début du rivage de leurs travaux.

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Faut-il connaître pour aimer ?

Je me suis récemment posée la question avec Rosmersholm,  une pièce du norvégien Henrik Ibsen, mise en scène à la Colline, à Paris, par Stéphane Braunshweig. En fait, je me pose souvent cette question pour tout : la musique, le théâtre, l’opéra, la peinture, les arts plastiques en général… Bizarrement, et je ne sais pas pourquoi, moins pour la littérature et encore moins pour les êtres humains. Pour ces derniers, j’aurais plutôt tendance à dire que c’est le contraire, mais je m’empresse de chasser cette impudente pensée, influencée par la grisaille du jour.

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Dominus domine dominum

La domination masculine, c’est le titre du film documentaire que j’ai vu cet après-midi au forum des images, avec mes amis Agnès et Kit. Un film de Patric Jean qui sort bientôt dans plusieurs salles à Paris et en province et sera également diffusé sur Arte. Qu’en dire ? Pas grand chose en fait, si ce n’est ma perplexité. Je ne suis pas certaine que ce film permette de faire avancer la réflexion quant aux conséquences de la production de testostérone sur la place de la femme dans la société.

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Serendipitié !

Ainsi le mot « serendipity » est à la mode. Pierre Haski suggère dans Rue 89 d’en faire le mot de l’année. Selon lui, nos divagations sur le web (divagation dans son sens premier, le fait d’errer ça et là, sans direction précise) sont à l’origine de son essor… ou plutôt de son apparition récente dans le vocabulaire commun. Car les scientifiques le connaissent depuis longtemps. Personnellement, je l’ai découvert en participant à un congrès de producteurs (audiovisuels) s’intéressant à la science. C’était en 2001, à Washington, un mois après le 11 septembre (aucun lien de cause à effet, je raconte ça de façon purement anecdotique).

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Marketing vulgaire, un pléonasme ?

Philippe Lucas, l’ancien coach dur-à-cuire de Laure Manaudou, sévit de nouveau dans l’espace publicitaire et pourrait bien supplanter peu à peu les Johnny et autre Zidane en tant que star de l’iconographie marketing franchouillarde. Après un fournisseur d’électricité concurrent d’EDF, le voici qui prête sa délicate image tout en finesse à une campagne destinée aux jeunes adultes en difficulté afin de les inciter à suivre une formation professionnelle. Financée par l’AFPA, l’association pour la formation professionnelle des adultes, « premier organisme d’intérêt général dans le domaine de la formation professionnelle des adultes » (site web de l’AFPA), la campagne se veut résolument jeune et percutante. Le résultat est… consternant de vulgarité sans parler du mépris à l’égard des jeunes.

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Le générateur électrique d’amis

Il y a quelque temps, Damien, un ami généré grâce au dispositif électrique facebook, postait cette aimable vidéo sur les règles de bonne conduite à tenir lorsqu’on navigue sur le célèbre site web de réseautage social. Pour ceux qui n’auraient pas encore vu ce petit film, séance de rattrapage !

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Le devoir de pastiche

« Je n’ai pas à arbitrer entre une personne privée qui dit ce qu’elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu’il a sur le cœur », a finalement commenté le ministre de la culture, refusant de répondre frontalement à l’interpellation de son ami le député. C’est tout ?

 Ah ! non ! c’est un peu court, cher (?) homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses, en somme…

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Le devoir d’effronterie

Ca y est, Eric Raoult a réussi son coup ! Réclamer le devoir de réserve pour les écrivains qui reçoivent un prix littéraire garantissait le tumulte médiatique… c’est gagné. Et c’est tellement grotesque que je me demande s’il n’y a pas ici un coup de billard à trois bandes.

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Je sens donc je suis

Ce soir, en rentrant chez moi, le feu de bois embaumait la rue. Avec le froid qui s’installe, j’ai trouvé cette odeur délicieuse et réconfortante. J’étais littéralement ravie par les arômes du bois brûlé et j’imagine que le feu crépitait dans plusieurs cheminées pour qu’un tel parfum se répande ainsi et surpasse, au moins pour un moment, l’odeur des pots d’échappement. Je souriais béatement et profitais autant que possible de ce happening odorant. Je me sentais en vie.

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