Programmer le hasard

Dimanche matin, en prenant mon petit déjeuner, j’ai écouté Nicolas Philibert sur Inter (interrogé par Laurence Garcia, pour Ecletik). Nicolas Philibert est réalisateur de films documentaires, dont le plus célèbre (mais pas le meilleur, selon moi) est Etre et Avoir, consacré à une classe unique (de la maternelle au CM2), à Saint-Etienne sur Usson, en Auvergne. De Philibert, je retiens tout particulièrement deux films Le pays des sourds mais surtout La moindre des choses, tourné à la clinique psychiatrique de la Borde, en 1985. Au cours de l’été, pensionnaires et soignants préparent le spectacle qu’ils joueront le 15 août. En dehors de ses qualités d’écoute, d’attention, de subtilité, une chose m’avait beaucoup touchée : au fur et à mesure du film, on oublie qui est « fou » et qui est soignant. Je ne dis pas que les soignants ont l’air aussi « fous » que les pensionnaires, je dis juste que ce qui finit par l’emporter, c’est ce sentiment d’universalité, d’humanité, au-delà des différences de comportements des uns et des autres.

Lire la suite de ‘Programmer le hasard’

Vis sa vie

Fitwi, érythréen, 32 ans, a obtenu des papiers et trouvé un travail en Angleterre. Wali Mohammadi, 22 ans, afghan d’origine, est devenu français, travaille comme boulanger à Lille, veut passer le bac et aimerait faire Sciences-Po. Tout va bien, alors? Oui, maintenant, ça va mieux pour Fitwi et Wali mais quelles épreuves épouvantables ont-ils dû surmonter pour en arriver là !

Lire la suite de ‘Vis sa vie’

L’identité burkinabé

mg1952.jpg

En ces temps de grandes interrogations sur notre identité nationale, cette petite fille burkinabé, qui a l’élégance d’assortir ses yeux au boubou de sa maman, nous envoie un beau message sur la diversité humaine. La photo est de Manuelle Toussaint, photographe professionnelle.

Quand jardiner devient un acte de résistance

Premier jour du mois de novembre, jour de la Toussaint, veille de la « fête » des morts. Une journée pluvieuse et grisâtre, conforme à sa réputation. La météo me rappelle l’histoire d’une vieille dame dont j’ai récemment entendu parler. Une parisienne de 79 ans, qui occupait ses journées, jusqu’à récemment, en fleurissant le cimetière de Montmartre. Plus précisément, la 17ème division du cimetière, où sa mère est enterrée. De sa propre initiative, pour « rester en vie » et ce depuis… 28 ans ! Il paraît que cette partie du cimetière était très fleurie, « luxuriante » ai-je même lu quelque part. Malheureusement, c’est fini. La mairie de Paris a jugé inopportun et dangereux le jardinage de Marie et a tout rasé. « C’est Hiroshima ! », a commenté Marie à la radio. Mais, elle a aussitôt annoncé qu’elle ne se laisserait pas faire et s’apprête à reprendre ses outils pour replanter et réparer le désastre.

Lire la suite de ‘Quand jardiner devient un acte de résistance’

La souffrance au travail

Soirée télé hier, conscience professionnelle oblige ! Sans rire, j’étais curieuse de voir le documentaire de Jean-Robert Viallet, « La mise à mort du travail ». Je suis restée scotchée sur mon canapé, je n’en ai pas raté une miette, c’est un film remarquable, une excellente réalisation… au service d’un sujet éprouvant, parfois hallucinant,  certainement nécessaire. Avec une question majeure : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment pouvons-nous accepter de vivre dans un telle société ? Quand allons-nous dire non ? Et surtout comment ? Qui va fédérer le mécontentement ? La frustration va-t-elle aboutir en suicide collectif, en révolte, voire en révolution ou allons-nous trouver le moyen de changer sans trop de dommages les conditions de vie de tous ceux qui, sur la planète entière, pâtissent de l’effroyable système économique que nous avons mis en place.

Lire la suite de ‘La souffrance au travail’

Pleyel déchaîné : Gracias, señor Dudamel !

Magnifique ! Géniale ! Sublime ! Je ne trouve aucun mot pour qualifier l’incroyable soirée vécue hier soir à Pleyel grâce à Gustavo Dudamel et à l’orchestre Simon Bolivar des jeunes du Venezuela. Je pense que Waoooooooo ! et Oh my God ! sont encore ce qui résument le mieux l’époustouflante énergie musicale insufflée par Dudamel et son orchestre. Et surtout, VIVANT ! Loin des concerts appliqués pour salles compassées, nous avons tous exulté au son d’une musique vivante et incarnée.

Photo Dudamel

 

Lire la suite de ‘Pleyel déchaîné : Gracias, señor Dudamel !’

Pourquoi la machine ne libère-t-elle pas l’homme?

Hier, je suis allée à la bibliothèque de mon quartier pour emprunter Journaux, de Sylvia Plath, sur les conseils de Martin Page. Je sens que je vais me plonger dans un univers sensible passionnant, mais ce n’est pas de ça dont je veux parler ici. Quoique…

Je pensais que la bibliothèque, la maison des livres représenterait l’un des derniers bastions de l’échange humain, un lieu où la machine ne pourrait pas remplacer l’homme. Avec le marchand des quatre saisons, le bistro du coin, et le kiosque à journaux. Je veux dire des lieux que l’on fréquente régulièrement, où les êtres humains à qui vous demandez un service, vous apportent un petit supplément d’âme: « Essayez les figues, elles sont délicieuses, j’en ai fait une tarte hier, c’est bon, mais le fruit seul, c’est encore meilleur » ou « Tiens, voilà ton café, dis donc, qu’est-ce-que tu lis de beau aujourd’hui, t’es comme mon père, toujours plongée dans un livre ! » Certes, j’ai peut-être une relation privilégiée avec certains commerçants de mon quartier, comme tous les clients fidèles, je suppose. Mais bon… j’aime bien ces petits échanges anodins qui tissent une toile plus palpable que celle du web.

Lire la suite de ‘Pourquoi la machine ne libère-t-elle pas l’homme?’

Haïku

Hier, au cours de théâtre, nous avons joué au jeu suivant : imaginer une phrase, n’importe laquelle, puis la placer dans l’improvisation. Je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé « Tu as vu ce corbeau dans la neige ! »…

Lire la suite de ‘Haïku’

Le vrai sexe faible

Avec ce titre, je sens que je vais intriguer voire faire bondir. Voilà longtemps déjà que j’ai envie de raconter des « choses vues » et des impressions ressenties lors d’un court séjour dans un service hospitalier d’andrologie. Ce matin, l’actualité m’en fournit le prétexte.

Lire la suite de ‘Le vrai sexe faible’

Subliminal

Ce petit film est une pub. Douze minutes d’émotion. Le produit restera-t-il imprimé dans notre cerveau ?

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

1...678910



réflexion en partage |
REFLEXIONS |
MDB COURBEVOIE LA ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | conscienceveil
| Recherche d'emploi
| chacun notre histoire